Pourquoi les salons et les séances de dédicaces, c’est compromis pour moi [Pour l’instant]




Crédit image : by me, avec la superbe bougie offerte par Ashley Plateada et le magnifique marque-page offert par Sizel.



Non, non, vous ne rêvez pas : je ponds cet article un dimanche soir ! Je profite que ma motivation soit là, que j’aie du temps pour ça aussi. Vu les mois qui s’annoncent à cause de mon travail d’aide-à-domicile, où je suis quasiment à temps plein parce qu’on n’a plus de personnel, que je n’ai plus de binôme, que le gouvernement est en train de tuer les structures comme les nôtres, le milieu hospitalier, et j’en passe, avec leurs directives et lois à la con… Bref, je dérive. Revenons à nos moutons.


Aaaaah, les salons, les séances de dédicaces, même au sein de très petites structures… Un passage obligé pour tout auteurice, un baptême qu’il peut être grisant de connaître. Oui, mais voilà : moi, je n’ai jamais eu cette chance-là. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, pourtant, mais mes quelques tentatives se sont soldées par un échec, et je vous avoue que je suis complètement découragée – et qu’en plus, je n’ai pas les cuillères pour essayer de régler ce problème.


Démarcher pour faire des salons ou des séances de dédicaces, oui, ça coûte énormément de temps et d’énergie. Choses que je n’ai pas vraiment :


- Je suis aide-à-domicile, avec des plannings changeants, je travaille un week-end sur deux. Déjà là, on part mal…


- Je n’ai pas le permis, ça n’aide pas pour aller plus loin que ma ville ou les alentours.


- Ce qui pose un problème : j’habite à Belfort, j’ai essayé de contacter une librairie, de même qu’un comité d’auteurices locaux. Ben… Ça n’a pas été concluant. Dans le premier cas, après un premier contact très chaleureux qui s’est très bien passé ( je m’étais déplacée directement à la librairie), où iels m’avaient expliqué que je devais leur envoyer une sorte de dossier de presse pour voir ensuite avec d’autres librairies et le fameux comité d’auteurices locaux pour organiser des soirées spécial auteurices, je n’ai jamais eu de nouvelles. Malgré mes relances par mail et par téléphone – iels n’ont jamais décroché. Une librairie active, pourtant… J’avais envoyé aussi un mail pour expliquer ma situation de petite autrice éditée par une petite ME au comité d’auteurices locaux, je me suis fait refouler (du moins, je l’ai vécu comme ça).


- Je dois vous rappeler que je souffre d’un Trouble de l’Anxiété Sociale et que toutes ces démarches, pour les faire, il a fallu que je bataille énormément contre moi-même. On ne peut pas dire que j’en ai tiré quelque chose…


- Coucou, il y a la COVID19, pas besoin de vous faire un dessin.


- Je vis dans un coin où de toute façon, clairement, y a pas grand-chose de fait pour les événements culturels, lol. Sans être méchante.


- Payer un train pour aller à un salon loin de chez moi, et l’hôtel si je ne trouve personne pour m’héberger, potentiellement un stand si ma ME ne prend pas en charge ? Avec mon manque de disponibilité (et l’argent… Je ne suis pas riche, en fait…), c’est mal barré.


- Je pourrais tenter de démarcher le Leclerc près de chez moi ou le Super U par exemple, pour des séances de dédicaces, mais je vous avoue que mes précédents échecs m’ont tellement refroidie que je me dis que ça n’en vaut pas la peine.


Donc je suis coincée. J’ai l’air de ne faire aucun effort, certes, mais il faut comprendre que le peu de temps et d’énergie que je réussis à grappiller, j’aimerais le passer à écrire, à faire des choses dont je suis capable et qui aboutiront à un résultat. Si un jour on m’aide, si un jour je suis épaulée pour participer à un salon ou une séance de dédicaces, je ne dis pas non. Seulement, pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour. J’en suis désolée.


Tiens, pour une fois, je suis allée à l’essentiel… Chose assez rare pour être soulignée 😊. Bonne soirée à vous tout.e.s.