Je suis une romancière randopuzzlelière



Crédit photo : by me


J’invente des histoires depuis mon enfance, je les écris depuis mes onze ans, d’abord sous forme de poèmes, puis les fanfictions, et enfin, les nouvelles et romans. Comme je l’avais déjà expliqué dans « Pour être unæ auteurice, il faut être linéaire », l’un de mes premiers articles sur mon site, j’ai cherché pendant longtemps quelles méthodes d’écriture me convenaient le mieux. Ou du moins, j’essayais d’être une architecte pure et dure, qui écris ses histoires avec des plans, « parce qu’il n’y a que comme ça que ça marche ».


Aujourd’hui, bien heureusement, j’en suis revenue et, si je teste encore des astuces, des choses concernant l’écriture – parce qu’on ne cesse d’apprendre, et ce toute notre vie –, cela fait plusieurs années que je me qualifie de romancière randopuzzlelière. Qu’est-ce que cela veut dire ?


Romancière : parce que je fais partie de la team « j’écris long », les nouvelles, ce n’est pas fait pour moi, ou en tout cas, malgré mes nombreux essais, mes nombreux tests, mon idée de nouvelle se transforme toujours en roman. Ou en novella (mais elle ne reste pas longtemps une novella parce que…). Oh, je retenterai d’écrire des nouvelles, parce que je suis opiniâtre, mais pas maintenant.


Rando : comme la randonnée, quoi… Disons que quand j’écris, j’ai le début, des scènes pivots, et la fin. J’ai le fil rouge. Comme lors d’une randonnée… C’est le côté architecte, qui peut être plus ou moins prononcé selon les projets. Evana, c’est mon seul projet où je suis à 80% architecte. Non pas 100%, parce que les 20 % appartiennent à mon côté jardinier, dont je ne peux me séparer.


Puzzlelière : le fameux côté jardinier en question. Appelez-le « le grand n’importe quoi » si vous voulez. Ce sont les autres scènes, soit écrites en improvisation, soit à déplacer (comme les pièces d’un puzzle) pour les remettre au bon endroit dans un récit, etc.


C’est ma façon de faire actuellement pour écrire. Alors attention : je ne détiens pas la vérité absolue, je ne prétends pas que c’est le must du must. Bien au contraire, j’aimerais parfois avoir un autre mode d’organisation (surtout que j’ai un travail à côté). Hélas, je reviens toujours à celle-là, quoi que je fasse. Je suis une cancre de l’écriture, peut-être. C’est pour ça que jamais je ne vous conseillerai de faire comme moi.


En attendant, je continue d’apprendre. J’écoute les masterclass de Cécile Duquenne avec grand plaisir, j’ai suivi la formation d’écriture de Noir d’Absinthe avec intérêt, j’ai acheté, lu ou compte lire certains ouvrages d’écriture comme ceux de Lionel Davoust, de Morgane Stankiewiez, Syd Field, Stephen King, Orson Scott Card ou encore John Trudy.


La méthode de travail ne définit pas l’auteurice. En revanche, l’auteurice se définit à travers la méthode de travail qui lui correspond, et qui évoluera toute sa vie.

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