Our Recent Posts

Tags

Questionnaire de Audrey Spelspel

J’ai accepté de répondre aux questions d’Audrey Spelspel (qui est aussi une amie de longue date... et ma ninite :D), je vous publie le tout ici et sur Facebook ! C’est parti : 1 – A quel moment avez-vous décidé d’écrire un livre ?


Au lycée, je dirais. J’avais écrit mon premier roman (qui a disparu corps et âme depuis, et c’est tant mieux 😉) et, en le postant sur un site de poésie, puis en le faisant lire à plusieurs personnes – dont toi ! ^^ –, j’en suis venue à me dire qu’il y avait peut-être moyen. Je me rappelle avoir posté ce roman comme ça, imprimé sur des feuilles volantes, et l’avoir envoyé à Fleuve Noir… Tout ce qu’il ne faut pas faire, en somme ! Heureusement, depuis, je n’ai plus refait cette bourde et j’ai écrit d’autres romans bien meilleurs que celui-là :D.


2 – En avez-vous parlé avec vos proches avant de vous lancer dans cette aventure ?


Du coup oui, mais surtout à mes plus proches amis. Ma mère savait que j’écrivais, mais ce n’est que depuis récemment que je lui montre mes écrits. Quant aux autres membres de ma famille, je ne leur en parlais pas.


3 – Un petit rituel pour venir à bout de « la page blanche » ?


Prendre du recul, ne pas forcer. Après, je n’ai jamais vraiment souffert du syndrome de la page blanche. Mon gros problème, c’est le trop plein. Avoir trop d’idées qui fusent, ce qui me conduit aux multi-projets… Il a fallu que je me pose des limites assez vite, des règles (qui ne fonctionnent qu’avec moi, chacun a ses petits trucs ^^).


4 – Vous êtes-vous plus inspiré d’événements ou de personnes réelles pour écrire votre roman ?


Je m’inspire d’événements et de personnes réelles y compris lorsque j’écris de la SFFF. Parler de la famille, de l’amitié, du suicide, de meurtre, etc., cela peut se faire y compris dans un contexte imaginaire. C’est une autre façon de toucher des lecteurs ne lisant pas/peu de la littérature blanche ou de la littérature contemporaine, je pense.


5 – Quel est le genre littéraire que vous préférez lire ?


La SFFF (oui, je fais dans l’original, hein ?). Il y a aussi la poésie (mais la poésie se marie très bien avec la SFFF je trouve).


6 – Avez-vous cherché des conseils d’autres auteurs avant de vous lancer ?


Au début, pas de façon systématique. Depuis que j’écris de manière plus assidue, oui. On peut apprendre beaucoup des autres. Après, et je l’expliquais dans un tweet sur Twitter, dans l’écriture, il n’y a pas de « règles », mais des apprentissages, et il faut trouver ceux qui nous conviennent. Comme dans beaucoup de domaines, il y a des conseils/façons d’apprendre qui nous parlent et d’autres pas du tout. Se forcer à suivre des conseils qui ne nous correspondent pas est contreproductif, je sais de quoi je parle… Pendant des années, je me suis entêtée à essayer de construire mes histoires en suivant un plan détaillé, en croyant (à tort) que c’était la seule méthode valable, parce que certaines personnes l’ont décrété… Ça a été la source d’un gros conflit interne et d’un gros complexe. Puis j’ai découvert d’autres conseils, le mythe du « seul le plan est OK » a été plusieurs fois démonté. Chez moi, ce qui me convient actuellement c’est la méthode flocon, adaptée à mes besoins (je n’applique pas tout, comme les fiches personnages… puisque je les construits au fur et à mesure de mon récit).


7 – Quel est votre meilleur souvenir vis-à-vis de l’écriture ?


Il y en a plein, je ne peux pas en citer un seul.


- De manière générale, quand j’ai réussi à terminer des histoires qui me tenaient à cœur.


- Quand des personnes, proches ou non, me disent que ma plume est reconnaissable, que j’ai ma « patte », qu’elle est poétique (un bagage sur lequel j’ai à tort longtemps complexé, car je pensais qu’elle ne pouvait pas convenir pour des romans…)


- Quand on vient me voir pour me demander conseil. De fil en aiguille, c’est comme ça que je suis devenue, en plus d’être autrice, bêta-lectrice et correctrice.


- Quand j’ai découvert les sites qui m’ont beaucoup apporté, comme La Passion des Poèmes, l’Allée des Conteurs (sur lequel je suis encore activement)…


- Quand j’ai reçu mon premier « oui » de la part d’une ME, pour publier ma nouvelle dans une anthologie (Sortilèges et Maléfices, aux Éditions Lune Ecarlate, qui ont fermé au mois de juillet de cette année, hélas). Dans la même veine, quand j’ai reçu mon premier « oui » pour un roman (Un pétale par sourire, aux Éditions Livresque).


8 – Quel a été votre plus gros coup dur ?


Pareil, il y en a eu plusieurs… Je ne citerai que les plus importants :


- Lorsque, alors que je débutais en poésie, une personne a rapporté à un de mes amis (du coup, elle ne me l’a jamais écrit directement) que je ne faisais que « de jolis mots alignés ».


- J’ai eu un gros blocage deux ans plus tôt parce que je collectionnais les refus pour les appels à textes de nouvelles. J’avais le sentiment en fin de compte que je ne progressais pas. Au final, il s’avère que je ne suis pas vraiment taillée pour être nouvelliste, mais pour être romancière.


- Récemment, quand j’ai soumis un manuscrit (ce n’est pas Un pétale par sourire, mais un autre) à une ME que je pensais sérieuse, j’ai reçu un « compte rendu de lecture » où mon manuscrit a été démonté de A à Z, mon style également… J’ai eu du mal à l’admettre, mais ce n’était pas constructif et il y avait même une certaine méchanceté, chose que je n’aurais jamais cru possible (comme quoi, ça peut arriver aussi avec un comité de lecture). Au passage, le nom du titre de mon roman a été écorché et le compte-rendu semblait avoir été rédigé à la va-vite, sans être relu. Au passage, on m’a aussi reproché des soucis qui n’existaient pas (comme des problèmes de concordance des temps…). A la suite de ça, j’ai failli tout arrêter. Heureusement, les copains de l’Allée m’ont empêchée de faire cette connerie et, un mois plus tard, je recevais un contrat de la part des Éditions Livresque pour Un pétale par sourire.


9 – Combien de temps avez-vous consacré à votre relecture/réécriture ?


Ça dépend des projets… J’y consacre autant, voire plus de temps que pour l’écriture du 1er jet. Pour Un pétale par sourire, il y a eu deux grosses réécritures (dont une faite sous suivi éditorial, j’ai énormément appris de cette expérience). Pour d’autres projets, je dois en être à la cinquième réécriture…


10 – Pensez-vous retenter l’expérience ?


Oh que oui, je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin ! Image : The dream ridder, de Hoàng Lập (Solan), sur ArtStation

©2020 by Justine_CM