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[Repost 2017] Bêêêê, ta lecture !


(Image issue de Unsplash. Libre de droits.)



Repost d’un article que j’avais écrit à l’époque. Jamreo et J.M. Keller ont aussi écrit à ce sujet. Je l’ai légèrement remanié !


Aaaaaah, la bêta-lecture. Alors, je ne sais pas par quoi commencer. Vous connaissez le grand amour que j’ai pour les plans (ironie en mode « on »), donc allons-y gaiement : impro ! Le plus logique pour moi serait de commencer à donner une définition de ce mot. Pour moi, la bêta-lecture, c’est lire un texte avec plus d’attention que d’ordinaire. Ensuite, il y a différents degrés de bêta-lectures : celle où on ne fait que relever des choses sur le fond (positives, neutres, négatives, autre choix *pan*). Celles où on relève plus de choses encore (ça vous aide,n’est-ce pas?) et où on relève aussi des choses sur la forme – mais ce n’est pas forcément de la correction. Puis, il y a le degré suprême : la bêta-lecture de la mort qui tue. Je développerai le cas de cette dernière plus tard, parce que j’ai beaucoup à dire. Il y a la correction aussi, où là on s’axe beaucoup sur la forme, mais ça, c’est encore quelque chose à part.


Pour l’instant, je me concentrerai sur les autres types de bêta-lectures que j’ai évoquées : elles peuvent vous aider à améliorer votre texte si elles sont bienveillantes. Vous pouvez demander au bêta-lecteur de ne faire qu’un type de relevés. Après, il est vrai que confier son bébé, c’est dur. Parfois, c’est aussi très dur de trouver des personnes disponibles qui pourraient vous bêta-lire (je développerai à la fin pourquoi).


Alors que faut-il faire ? Imaginons que vous souhaitiez une bêta-lecture de votre texte, mais qu’en face de vous, se présentent des volontaires auxquels vous n’avez pas confiance, ou dont vous ignorez les intentions. Personnellement, je préférerais me préserver plutôt que de me jeter dans le feu ^^’. Ma confiance en moi était déjà très parcellaire, si je le sens mal, je préfère attendre de tomber sur des personnes avec qui je sais que ça se passera bien. Après, chacun fait comme il veut, mais si vous cherchez des bêta-lecteurs, pensez aussi à vous.


Ensuite, si vous faites partie de ceux qui n’ont pas confiance en eux, et qui ont du mal à accepter les critiques, même bienveillantes, je ne vous donnerai qu’un conseil : personne n’est parfait, et vous n’êtes pas nuls. Ne vous enfermez pas dans le cercle vicieux « Je ne veux que des commentaires positifs », vous faites fausse route. Souvent, derrière ça, la peur d’être mauvais se cache. Lancez-vous. Choisissez quelqu’un de confiance, surtout vous. A deux, vous avancerez à grands pas. Vous apprendrez aussi à accepter les critiques (c’est un des rôles indirects du bêta-lecteur, d’ailleurs).


Devenez bêta-lecteur vous-même ! Si si, c’est possible de l’être même en étant mauvais en orthographe. Je rappelle que la bêta-lecture et la correction sont deux choses différentes. La bêta-lecture s’axe sur le fond et sur certains aspects de la forme. Puis, en devenant bêta-lecteur, vous améliorez vos points faibles, vous améliorez aussi vos points forts. Et toc ! Vous avez tout à y gagner.


Une chose cependant, si vous décidez de devenir bêta-lecteur : apprenez à formuler vos remarques. Je sais que certains pourraient penser qu’être honnête, ce n’est pas être sophistiqué dans ses propos. Ouais, mais non : la franchise n’est pas copine avec la brutalité. On peut tout à fait dire les choses simplement et ça – c’est valable pour tout bordel de tarte aux fraises ! Non mais sérieux, ça m’horripile. Dire les choses avec simplicité, c’est pas sorcier, non ? Faut-il être obligatoirement méchant, mordant, parce qu’on est derrière un écran ? Oups, je dérive...


Avoir du tact, ça se travaille. Plus jeune, je n’en avais pas, mais j’ai appris petit à petit à l’acquérir. Si moi j’y suis arrivée (avec mon hyperémotivité, mon impulsivité à toute épreuve...) alors vous aussi, vous le pouvez. Après, si vous n’arrivez pas à dire les choses sans être brute de pomme, gardez à l’esprit que la personne en face de vous risque de mal le prendre... et de penser que ce qu’elle fait est nul. Voilà. XD. Pas besoin d’être empathique vous-même pour comprendre ça ! Après, si vous faites vos remarques simplement, mais qu’elle le prend mal, je pense qu’une bonne discussion peut désamorcer la tension.


Maintenant, la bêta-lecture de la mort qui tue. Ahahahaha… En fait, mais ça n’engage que moi, c’est quand vous faites une bêta complète : fond, forme, et sur le texte intégral (pas juste sur quelques chapitres). J’y intègre même le côté correction – mais je n’ai pas forcément raison, hein, je le répète ! Du coup, pour être efficace, le seul conseil que je peux donner, c’est d’y aller chapitre par chapitre. Ensuite, pour chaque chapitre, faire plusieurs passes : je bêta-lis une fois, je renvoie à l’auteur, qui remanie. Ensuite, je bêta-lis une deuxième fois… et ce jusqu’à ce que les deux soient satisfaits du résultat. Oui, c’est long, oui c’est parfois fastidieux, mais quelle satisfaction pour l’auteur et le bêta-lecteur d’avoir bossé comme des dingues ! Bon, vous n’êtes pas obligés de faire plusieurs passes si ça ne vous va pas ! Actuellement, j’expérimente la bêta-dragon pour une histoire intégrale, mais en une seule passe. Je l’ai fait pour plusieurs romans chez différentes personnes. C’est une autre façon de faire.


Pour accepter une bêta-lecture de ce style, l’auteur doit être blindé psychologiquement. Pas parce que le bêta-lecteur va pourrir l’auteur (môdieu, ce n’est pas son rôle, ça c’est celui d’un troll. Chacun son « métier » XD), mais parce que des fois, c’est long. Le maître mot pour les deux personnes, c’est de ne pas abandonner. Jamais. Puis pour une bêta-lecture de ce genre, l’auteur doit la demander à une personne en qui il a une confiance absolue. Le must du must, c’est d’avoir plusieurs bêtas-lecteurs pour son bébé. C’est un travail d’équipe, et dans leurs tâches, les bêta-lecteurs peuvent se compléter : l’un se concentre sur la syntaxe par exemple, le deuxième sur les incohérences de l’histoire… Ça peut être un autre moyen de fonctionner. Après, il faut pouvoir trouver et être prêt à recevoir plusieurs bêtas-lectures.


Cependant, cette méthode a une faiblesse qu’il ne faut pas négliger : si l’auteur prend en compte toutes les remarques qu’il reçoit sans trier, il va vite se sentir dépassé. Je pense que le mieux à faire, c’est de régler les problèmes un par un. Pour ce qui est du fond, s’il y a des remarques qui se contredisent, avant de se lancer dans des remaniements qui pourraient « tuer » le texte, le mieux est de discuter avec les bêta-lecteurs qui ont fait ces remarques, afin de voir, de peser le pour et le contre. Je le répète, mais la communication est un des rôles clés pour l’auteur et le bêta-lecteur.


Une chose cependant : L’auteur reste le seul maître à bord de son texte. Il faut aussi être prêt pour entreprendre ce genre de bêta (ou pour en avoir une). Il ne faut pas oublier que le bêta-lecteur propose, mais n'impose pas. Sauf peut-être sur le côté "forme", quand il repère des fautes (faut pas déconner non plus ^⁾. Donc valable aussi pour le correcteur. Après bon, il est rare que l'auteur rechigne à corriger ces fautes-là. Je pense que dans ce cas précis, il ne demande pas de bêta tout court. De mon côté, si un jour, je tombe sur quelqu'un qui me demande une bêta (y compris sur la forme), mais qui refuse de corriger ses fautes au niveau de la forme, je lui dirai simplement que je ne peux pas continuer à travailler ^^'. Sur le fond, c'est encore différent, chaque ressenti est différent, c'est à l'auteur de voir ce qu’il veut faire après avoir reçu des remarques de son (ou ses) bêta-lecteurs.


Maintenant, je vais parler de mon cas pour illustrer une remarque que j’ai faite plus haut : la difficulté de trouver des bêta-lecteurs. Jusqu’à récemment, je ne parvenais pas à en trouver qui aient mon « niveau ». Étant bêta-lectrice moi-même, j’ai presque fait de ce passe-temps un métier. J’ai aussi acquis un certain niveau, au moins pour tout ce qui concerne la forme (orthographe, grammaire, conjugaison…). Du coup, j’avais plus besoin de trouver des personnes pouvant questionner le fond, même si je cherchais aussi ceux capables de relever des couacs sur la forme. Comme je l’ai dit dans un de mes statuts sur Facebook, un texte exempt de toute erreur, ça n’existe pas. Il y aura toujours des couacs. Ma bête noire, ça a été les impropriétés… et même en ayant bossé dessus à fond, je trouve toujours le moyen d’en faire de temps à autre. Actuellement, j’ai une autre bête noire, qui ne me prend que sur certains projets et que je pensais avoir réglée pourtant : le mélange des points de vue. Ça, c’est la merde ^^’. Bref.


Trouver des bêta-lecteurs qui seraient capables de relever n’importe quoi sur mes textes, ça a été dur pendant un moment… Si vous êtes dans mon cas, ne désespérez pas : vous finirez par trouver ! En tout cas, n’abandonnez pas, vous feriez une erreur. Même si vous êtes le meilleur bêta-lecteur du monde, vous ne pourrez jamais tout voir, SURTOUT sur votre propre texte.


Euh… conclusion ? Eh bien… Lancez-vous dans la bêta-lecture, avec des personnes de confiance, devenez bêta-lecteur vous-même… et partagez ! Ne restez pas dans votre coin, y compris pour cet aspect-là ! (Je crois que j’ai tout dit…)

©2020 by Justine_CM