Gradient

Il te hontise (22 ans)

 

Te voilà en fuite sur les quais

De ton jardin secret.

 

Mes prunelles cherchent tes doigts

Brisés par l'univers de ses cauchemars

Qui te possèdent toute entière.

 

îlet juste

Derrière-toi.

 

Sauve-toi

De ses serres hydreuses,

Ne le laisse pas voler ton âme !

 

Même au-delà de tes frontières

Il te hontise.

 

Souffle sur les vents de tes espoirs

Pour qu'ils germent sur ta robe

De femme.

 

Dors,

Ange de nuit.

 

Ouvre tes mains vers moi,

Tu oublies que l'herbe de tes terres enlacent les racines de mon monde

Sur lequel je veille.

 

J'émerveille sur toi, tu sais...

Même s'il te hontise.

© Lunastrelle

La rue est vers l’air - chanson (22 ans)

 

Si ce n'est ce cri qui n'franchit pas mon ventre,

Que me reste-t-il pour arrêter cette torture ?

 

À la recherche de bouts de moi-même

En ces océans gribouillés de conscience,

Je cherche à résoudre ce foutu problème

Pour cracher mon pardon, mon innocence.

 

A la recherche d'un morceau d'identité

Dans mon fichu lupanar d'existence,

Je cherche à réunir tous les mots trépassés

Sous l'encre d'une lune blâmée d'absence !

 

Si ce n'est ce cri qui n'franchit pas mon ventre,

Que me reste-t-il pour arrêter cette torture ?

Je vous lance ce tourbillon à l'antre

Et à la figure comme une meurtrissure !

 

Boum boum.

 

Un peu de zeste

Et ça ira.

De retenue

On n'attend pas, non !

On n'attend pas, non !

 

Figure-toi que ma moitié de temps

M'a pris l'éternité pour durer,

Mais ce que je n'avais pas prévu, vraiment,

C'est de devoir m'emprunter.

 

A la recherche encore de ce fragment

Dans mon fatras brouillé de lumières immenses,

Je cherche à capturer tous ces cœurs vaillants

Pour les serrer contre mon évanescence !

 

J'éprouve un serrement farouche,

À m'en damner ce sein douloureux

À tel point que je grille la cartouche :

La dernière, celle de mon cœur si vieux.

 

Boum Boum.

Si ce n'est ce cri qui n'franchit pas mon ventre,

Que me reste-t-il pour arrêter cette torture ?

Je vous lance ce tourbillon à l'antre

Et à la figure comme une meurtrissure !

 

Déhanché d'échine

Pour un clin de cœur.

 

Gauche, puis soulèvement de pieds

Pour une valse inoubliable.

Laisse la prunelle de tes cordes

Vibrer sous tes fugues !

 

Je vomis mes gerçures d'âme

Pour empêcher la gangrène de fleurir,

Il m'en coûte tant en mes yeux de femme

D'affronter sans pouvoir agir.

 

Boum boum.

Si ce n'est ce cri qui n'franchit pas mon ventre,

Déhanché d'échine,

Que me reste-t-il pour arrêter cette torture ?

Je vous lance ce tourbillon à l'antre

Pour un clin de cœur,

Et à la figure comme une meurtrissure !

 

Tant de tracas en tes tristes turpitudes.

 

Souffle, souffle.

Boum boum, le pauvre clown...

Hey, saute le pas

Pour ce glissé-collé

Tempo tempsbour.*

 

Souris, le manège murmure...

Et ton grave s'éclipse sur l'accord

D'un corps, encore perforé de vie et de murs,

Mais attends, ce n'est pas la mort !

 

A la recherche d'une âme pour voler,

Je cherche à retrouver ma liberté !

 

Si ce n'est ce cri qui n'franchit pas mon ventre,

Déhanché d'échine,

Que me reste-t-il pour arrêter cette torture ?

Tant de tracas en tes tristes turpitudes...

Je vous lance ce tourbillon à l'antre

Pour un clin de cœur,

Et à la figure comme une meurtrissure !

 

Laisse-moi recueillir

Cette pulpe de soleil...

Promis...

Je la libérerai.

Teinture de craie !

 

A la recherche d'une âme pour voler,

Je cherche à retrouver ma liberté...

© Lunastrelle

À larmes égales (23 ans)

 

Retrouver le bon repère

Entre les spasmes de temps

Ses flammes souffrent

L'absence se perce en secret

Ici et maintenant

Quelque part entre les flots

Se coule la vie dont les doigts

Recueillent le bleu de ses vœux

Quelques soient les voiles des pupilles muettes.

(J'ai oublié mon nom)

Mon sourire comme étoile,

Les feux sont faits

Ça grouille et fleurit

Enter in mine rien que pour un haut le cœur

En arme et conscience...

L'encre dans mes ongles

Elle ne le fait pas exprès

La terreur la recouvre comme une écharpe douce

Ricane encore et encore.

Toutes ces peurs qu'elle cache

C'est tout ce que je peux décrocher.

Fly in away

Le silence ne comprend pas lorsqu'il doit se taire

Son être se replie et tremblote

L'aube ne sait plus troubler.

La plume dans la paume

Follement mienne

Elle se bloque, se refuse à être un miroir brisé

L'erreur ne recule pas, elle.

Tourbière des ondes

De ses soupirs qui oublient d'exister

Ces fautes apprennent

Un reflet vide

Une femme-follet.

Les souhaits nous abandonnent pour être heureux

La solitude des nuages ne souffle-passe

Rien ne vaut les bris de larmes

L'ambre d'un doute.

Le cœur s'appelle personne

J'apprends et je respire

Étoile.

© Lunastrelle

Femmes fœtales (24 ans)

 

Lys-lily, ton nom

Aurait pu être lourd à chanter, mais

Sa musique m'attrape par l'âme,

Loin d'être lisse malgré le temps.

 

Ton cœur bat en continuum

Entre les lèvres de la Lilith originelle,

Celle qui n'a point été salie.

 

Earth in your heart,

You can see the anagram,

But the truth falls in Lily,

Lily-lys.*

 

Lilith ferma les yeux

Et les ténèbres fleurirent.

La Terre put respirer

Sous la lumière qui eut alors

Une raison d'exister.

 

Les ombres, Lys,

Elles t'effleurent parce que tu es belle.

 

Earth in your heart,

You can see the anagram,

But the truth falls in Lily,

Lily-lys.*

 

Lys-Lily, dans chaque Terre

Un cœur y germe.

Ses battements te portent,

Lily-Lys.

 

Les fleurs, Lilith,

Elles seules savent.

 

*La Terre dans ton cœur

Tu peux voir l'anagramme

Mais la vérité tombe en Lily

Lily-Lys

© Lunastrelle

Sur le feel - chanson (23 ans)

 

Avec ton calepin

Gribouilleuse de mots

Ravaudeuse de maux

Au goût d'histoire sans fin

 

Tu joues le fil de l'air

Tu feel un mauvais coton

 

Un sourire prend tes lèvres

Il ne t'appartient pas

Tu l'as volé comme ça

Pour que ta peine crève

 

Ton cœur bat l'océan des étoiles

Tes mains traquent et frappent la lumière

Tes yeux refusent d'ôter le voile

Qui couvre ton visage fier

 

And you files mon cœur

Qui bat sur le feel de l'heure

 

Tu rêves d'un ailleurs

Tu as trop souffert

Et pourtant tu espères

Avec ton bout de cœur

 

Ton cœur bat l'océan des étoiles

Tes mains traquent et frappent la lumière

Tes yeux refusent d'ôter le voile

Qui couvre ton visage fier

 

Tu trembles de tendresse

Et je comprends tes maux

Nous sommes une seule peau

Une femme princesse

 

Le destin est un feel

Qui se tisse en fille de fer

 

Tu cherches encore tes lignes

Elles t'échappent et t'injurient

Tu as beau écrire les signes

De ce qui te sert de vie

 

Tu es ce que je suis

J'ouvre les volets blancs

De mon rêve d'argent

Que malgré moi j'ai fui

 

Tu cherches encore tes lignes

Elles t'échappent et t'injurient

Tu as beau écrire les signes

De ce qui te sert de vie

 

Can you « fil » ?

Oui, au feel de l'eau.

Et nous y retournerons.

© Lunastrelle